L comme loi, légisme, liberté… mais notre « L » parle d’une catégorie de la société algérienne illégitimée par la religion, privée de sa liberté par la société et criminalisée par la loi… L comme Lesbienne algérienne. G comme garantie, gagné, gardien de la paix. Les Gays algériens n’ont aucune garantie quant à leur avenir, leur combat est loin d’être gagné et les seuls gardiens auxquels ils ont droit sont ceux de leurs cellules de prison… B comme bonheur, bien-être, béatitude. Mais il faut remplacer le bonheur par la tristesse, le bien-être par le mal-être et la béatitude par la frustration, pour pénétrer dans le monde du Bisexuel algérien, qu’on qualifie surtout et avant tout de vicieux et faible, ne pouvant pas résister à ses pulsions bestiales… T comme tolérance, tendresse, transition. Minorité de la minorité, les Transsexuels algériens se heurtent quotidiennement à l’intolérance de la communauté LGB bien avant celle de la société en général ; à la méchanceté et la cruauté d’une société qui voit en eux des créatures qui peuvent être tout sauf des êtres humains… les Transsexuels algériens rêvent de transition (protocole à suivre pour avoir un corps en accord avec l’identité de genre du Transsexuel) qu’ils n’auront jamais, dans un pays qui leur refuse jusqu’à le droit d’exister… I comme indéfinis, indéterminé et pour finir Intersexe … et oui ça existe, on les appelle aussi hermaphrodite… ce groupe là existe en Algérie mais on ne lui donne pas le choix. La personne intersexe se fait opérer le plus tôt possible dans la précipitation, sans se soucier du devenir futur, du fait que seule la puberté peut définir le sexe dominant …quand au droit de choisir qu’on pourrait donner à ces personnes, cela relève de la pure utopie… A comme abriter, appartenance, Algérie et qui dit Algérie dit Algériens… une population prise en otage entre un pouvoir vampire qui vampirise les richesses du pays et réduit le peuple à l’état de mort-vivants ; et des intégristes sans loi ni foi qui ne cherche que le pouvoir et se prennent de surcroît pour la main de dieu sur terre… L G B T I A c’est cette communauté qui a réalisé l’impensable ; mettre d’accord les forces de l’ordre et les terroristes sur un point durant les années noirs ; celui d’exterminer tout ce qui est L G B T I en Algérie… se rajoute à cela les lois 333, 333 bis et 338 du code pénal algérien qui condamne l’acte homosexuel d’une peine de prison allant de 2 mois à 3 ans de prison ferme et d’amande variant entre 2000 et 20000 DA…
Pour GLA Randa
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